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Le blog de AMAC ASSO

Concerts, théâtre, expos, prestations techniques, stages et résidences d'artistes en Charente Limousine!

Interview Sébastien & Louison.


- En quelle année fut fondée l'AMAC et dans quel but?

L'association a été fondée en 1993 dans le but de développer tout ce qui à trait à la musique en milieu rural (diffusion de concerts, ateliers, stages, etc)

 

- Quand vous avez démarré vos activités il n'y avait strictement rien dans la commune et alentours?

On a commencé sur Esse (commune voisine de Confolens, ndlr) ou on a tenu deux assemblées générales puis on a bougé à Confolens. On a commencé avec du Jazz, masterclass et concert, ça a été assez difficile, les gens ne sont pas forcément venus, que ce soit pour le stage ou le spectacle. Je dis ça parcequ'on a toujours eu l'étiquette Rock'n Roll, voire Punk alors que l'on a fait tous les styles de musiques! Après deux ans de programmation Jazz et musiques du monde, à notre arrivée sur Confolens on a lancé les premiers festivals.

 

- Confolens c'est avant tout le festival international des musiques du monde. Comment y avez-vous trouvé une place à l'année?

On ne l'a pas trouvée du tout! On a eu une place dans le festival de Confolens dix ans après la création de l'association au travers d'un projet de cabaret qui était la partie "off" et ou toute la dynamique de l'asso était présente avec une quarantaine de bénévoles, des plasticiens, des musiciens, des comédiens, des cuistots, des plombiers, d'autres associations proches, bref tout ce qui fait l'identité collective de l'asso! On s'est tous retrouvés sur cet évènement qui a très bien marché pendant trois ans.Nous y avons programmé entre autre Mambo Diablo, Noujoum-Gnawa, SLS, DJ Izabelita, Djambi, Santa Makero Orchestar, La Mecanica, Bataola, La Mandragore, Caminho, Possum String Band, Les Fernandes, La Zorale, Salsa Ilegal, Les Tout Par Terre, Maracatu Zuou, Silverio Pessoa, Malod'j, etc.

 

 

 

 

- Et on y trouvait quoi dans ce cabaret?

Il y avait une programmation tous les soirs plus des groupes du festival, des espaces pour les enfants, une restauration, buvette, expos et la déco qui se faisait en amont mais continuait d'évoluer durant le festival! En fait le cabaret a toujours existé mais il a été géré par diverses structures au fil des années.

 

- Une petite liste des groupes programmés par l'AMAC?

Notre premier festival a été franchement Hard-Core avec des groupes de Poitiers comme les Abdomen, Mortalys, les Tröms et Sqwak It Up, les années suivantes on a plus éclaté les styles avec les Rude Boy System, Kargol's, Shout, les Ejectés, les Have Nots, NFI, ASPO, les Rageous Gratoons, Bushmen, l'Oeil de la Voisine, Femmouzes T, La Madrugada, Philippe Parant Quartet, Gilles Le Gat, Frédéric Favarel, Pustule l'Ardéchois, Christian Leduc, Ezekiel, Geoffrey Young & Bunny Thompson, Super Fresh Babali et plein d'autres!

 

- L'AMAC a des permanents salariés?

On a presque toujours fonctionné sans permanents sauf depuis deux ans sur des contrats aidés. L'AMAC s'est essentiellement appuyée sur un collectif bénévole et une équipe d'intermittents du spectacle ponctuellement salariés de la structure.

 

 

- L'AMAC propose également des prestations techniques?

Oui depuis environ sept ans. Ca a démarré au Garage à Ruffec, un lieu et une asso avec qui on bossait. On avait déja investi dans du matériel et quand ils se sont mis à organiser des concerts on leur a filé un coup de main en se lançant dans les prestations son. De la est née la partie technique de l'AMAC.

 

- Vous faites aussi du théâtre et des expos depuis longtemps?

Il y en a toujours eu, du théâtre de rue surtout. On ne voulait pas en rester à de la diffusion-consommation, ça ne fonctionnait pas non plus toujours très bien, à un moment donné le collectif a décidé de faire ses propres spectacles. On est passé d'une asso organisatrice de spectacle à une une structure de production de spectacle avec une vingtaine d'intermittents passant par l'AMAC. Il y a eu des spectacles pour enfants, de la musique, du théâtre traditionnel, plein de spectacles que l'AMAC faisait tourner. On était toujours à Confolens mais on ne proposait plus rien en terme de diffusion. On y est revenu en 2003 lors du conflit des intermittents avec le cabaret en alliant production et diffusion.

 

 

 

- Comment sont vos relations avec les institutions?

Elles ont été assez agitées, ça va beaucoup mieux maintenant, on a quinze ans d'existence, on fait un peu partie des meubles! Cela semble important qu'elles participent aussi aux évènements créés sur le territoire, c'est leur rôle mais en même temps on cherche à garder au maximum une autonomie de fonctionnement, ce qu'on a toujours fait depuis le début. Sans subvention on ne pourrait pas payer les artistes décemment, ce qui est notre parti pris. Nous ne sommes pas dans l'autogestion puisque les locaux que l'on utilise ne nous appartiennent pas mais nous gérons directement nos projets. On fait appel aux collectivités territoriales sur des projets bien précis.

 

- Puisque tu en parles, quels sont les lieux mis à disposition de l'AMAC?

Nous avons notre siège social à la ferme Saint-Michel de Confolens, où nous avons notre bureau, un local de répétition et un grand grenier aménagé sans oublier la grange qui devrait se transformer en lieu de résidence, de travail et de diffusion. On a aussi un lieu à Saint-Germain que l'on loue et qui est un lieu d'hébergement avec une quinzaine de places dans un très joli cadre pour l'accueil de groupes en résidence ou sur des tournées. Les australiens de The Saints furent le premier groupe hébergé au presbytère situé face à un château médiéval ce qui rajoute au cachet du lieu.

 

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B
<br /> Voilà, une goutte d'eau dans l'océan des interventions et autres initiatives culturelles. Voilà donc une tribu de farfelus qui voudraient que l'homme ce prenne par la main, qu'il soit acteur avant<br /> d'être spectateur; Acteur de sa vie, de ses passions, de ses envies, de ses désirs. Voilà donc, en un lieu improbable du Confolentais, qu'une association voudrait émanciper la pensée critique de<br /> tous et de chacun! Mais pour qui se prennent-ils ? Ces petits, ces jeunots, ces moins que rien, même pas élus, aucun mandat électif officiel, dirigeant d'aucune société, responsable d'aucun<br /> investisseur, ni autres actionnaires; Qui sont ces hobereaux qui voudraient réinventer l'espérance ? Ainsi quel illuminé, sans crainte ni remord, en persistant et signant, ont ils anticipés les<br /> générations à venir. Leurs tords ? Avoir eu raison avant l'heure ! ces iconoclastes fondateurs de l' AMAC, surgissant du néant, mais imprégnés du terreau local et proche de l'être et de l'humain,<br /> avait bien avant quelques notables bedaineux, sentis l'impérieuse nécessité de construire une alternative collectiviste, où chacun a place, en complémentarité de l'autre. Rude et fou pari,<br /> improbable réalisation, inconsciente concrétisation... et nous voilà 15 ans après, tout aussi indomptable et briseur d'icônes, à conquérir des moulin à vent, et à encore et toujours vouloir<br /> prendre, je ne sais quelle Bastille; Il nous reste du travail à l'ouvrage, il nous reste des passions à assouvir, il nous reste des hommes à découvrir. Et quant, je m'attarde un peu sur notre<br /> destin, ici et maintenant, à Confolens ou au lointain, alors oui, plus que jamais, l'AMAC, je recommencerais.<br /> <br /> <br />
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A
<br /> Allons bon, v'la que tu nous fais dans l'envolée lyrique, nous v'la bien, hi hi hi!<br /> <br /> <br />